QUESTION & REPONSES

L’hypnose est-elle un état artificiel, anti-naturel?

Non… Il semblerait même que chacun de nous expérimente cet état de conscience “hypnotique” plusieurs fois par jour et qu’il puisse être utile et nécessaire au maintien de notre équilibre mental.
Erickson a appelé “common everyday trance” cette transe commune quotidienne, légère, qui apparaît lorsque nous nous évadons du présent, “dans la lune”, absorbé dans un roman ou un film à la télévision, en attendant à la station du tramway ou parfois même en conduisant. C’est un état d’être normal et propre au règne vivant. Et c’est cet état léger que l’Hypnose Thérapeutique reconnaît et amplifie.
Chacun d’entre vous ayant cette faculté naturelle en lui, chacun va donc pouvoir bénéficier des bienfaits de l’utilisation de l’hypnose.

On m’a dit que je n’étais pas hypnotisable…

L’état d’hypnose est naturel et chacun l’expérimente chaque jour sans le savoir. Les neurologues pensent même que cet état de “transe légère quotidienne” est indispensable à l’équilibre mental et physique. La personne qui vous a donc dit cela n’a tout simplement pas trouvé pour vous le chemin qui mène à cet état de conscience.
Vous découvrirez par vous-même, au fil de vos entretiens avec un bon hypnothérapeute, l’art et la manière de bâtir cette voie royale de découverte intérieure. Et vous apprendrez par la même occasion à vous prendre en référence en ce qui concerne vos limites et possibilités personnelles.

Le sujet est-il sous influence de l’hypnotiseur ?

Non, bien au contraire : lorsque vous êtes en transe hypnotique, vous gagnez en contrôle sur vous-même, puisque cet État Modifié de Conscience va vous permettre de décupler votre créativité, vos capacités d’apprentissages, de mémorisation et de souvenir, comme de modifier votre perception de l’écoulement du temps, de maîtriser vos émotions ou de contrôler votre pression artérielle, la coagulation de votre sang, la cicatrisation de votre peau ou la calcification de vos os, de faire varier le rythme de votre cœur ou la température de votre corps et de modifier des sensations comme le ressenti de la douleur…
En transe hypnotique, vous avez bien plus de contrôle sur votre vie.

L’hypnose soigne-t-elle ou guérit-elle ?

L’hypnose soigne… vous guérissez !

L’hypnose est un outil, que votre thérapeute vous apprend à utiliser, c’est tout. Quoi que cela puisse souvent paraître magique à un débutant, il n’y a rien d’extraordinaire là-dedans ; et comme tout outil, la valeur de ce que vous obtiendrez dépendra de l’art et la manière dont vous l’utiliserez.

Un bon jardinier sait où et comment planter ses graines, mais il n’a pas le pouvoir de les faire germer. Seule la vie sait cela. Personne au monde ne peut forcer une graine à germer… Donc, l’Hypnose vous initie à la juste façon de semer vos “graines de changement” et si vous avez bien travaillé, alors la Vie fera le reste !

Donc, après une séance d’hypnose tous mes problèmes vont disparaître sans que je n’ai rien à faire ?

Ah !… là, ce n’est pas faux, sans être toujours vrai. Votre participation sera déterminante, dans la plupart des cas, et surtout pour des problèmes “graves”.

Il est tout à fait possible de guérir d’une phobie, d’une allergie ou d’une peur, même ancienne et tenace, en une seule et unique séance. C’est quelque chose qui arrive très souvent. Maintenant, nous préférons personnellement avoir un suivi, même minime, avec la personne que nous aidons, afin de procéder à l’analyse du problème et de faire une première séance d’hypnose; puis vérifier trois à dix jours plus tard comment la personne se comporte et se sent; éventuellement réaligner certains éléments; et finalement constater le Changement et parachever le tout par une séance dynamisante, pour “aller mieux que mieux“. En moyenne, comptez tout de même de trois à dix séances.

Pourquoi dit-on hypnose “thérapeutique” ?

D’abord, parce que c’est à cela que sert généralement l’hypnose. Mais vous pouvez aussi bien l’utiliser pour améliorer votre vie, trouver les solutions à des problèmes complexes, ou pour travailler à votre “développement spirituel”…

L’aspect thérapeutique a historiquement été prédominant en raison des capacités de connexions à un plus vaste domaine psychologique de l’expérience hypnotique : déclenchement de nouvelles chaînes associatives (”liées à l’état“), accroissement de la créativité, contact avec l’inconscient (le “guide intérieur“), possibilité de “recadrage” spontané ou provoqué de l’information, de revivre des situations passées en restant distant du côté émotionnel … etc, etc.

J’ai entendu dire que l’hypnose ne soignait pas vraiment et que d’autres symptômes réapparaissaient quelque temps après le traitement…

Vous parlez de “substitution de symptôme”. C’est quelque chose qui arrive très fréquemment en hypnose classique, car l’expression du symptôme premier a été “étouffé” sans que l’on prenne garde à en traiter l’origine. Si un trouble ou une maladie survient, ce n’est pas pour rien : une partie de vous a quelque chose à dire. Il y a “un truc” qui coince, qui ne “va pas” correctement… Si vous l’empêchez de s’exprimer, en traitant l’effet et non la cause, le symptôme et non le motif, alors le corps et l’esprit trouveront une meilleure manière de vous faire passer le message ! Même si cela doit vous faire très très mal. Car c’est une question de survie pour l’organisme.

En Hypnose Ericksonienne, les structures de techniques sont telles que toute la résolution du problème est faite par le patient lui-même, à un niveau inconscient.

Donc, si le problème n’est pas physiologique (une jambe cassée, par exemple !) et si la séance est correctement conduite, tant techniquement que philosophiquement, il n’y a que très rarement substitution de symptôme. De nombreux chercheurs l’ont prouvé : Wolberg en 1964, Hartland en 1975, Kroger en 1977, Araoz en 1982…

Mais, l’hypnose… il ne s’agit donc que de mots !

C’est vrai. Et pourtant leur efficacité largement démontrée aujourd’hui dépasse tous les traitements chimiques les plus récents, tant dans les domaines des troubles physiologiques que psychologiques.

Et il ne s’agit pourtant que de mots !…
Maintenant, entre nous, qui croira qu’il ne “passe” que des mots, entre deux êtres humains qui se rencontrent ?

( Questions tirées du site de l’IFHE. )